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Techniques-MartialesLa pratiqueCultureVocabulaire / Citations (Modérateur: Wu Song)Contes d'ici ou d'ailleurs
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Auteur Fil de discussion: Contes d'ici ou d'ailleurs  (Lu 4534 fois)
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Wu Song
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吴宋


A.M. pratiqué(s): Shaolin WuShu Gong Fu et She Quan WuShu Gong Fu (pour faire pompeux...)


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« le: 25 Août 2009 à 18:53:47 »

Conte Zen :

Au Japon, dans la première moitié du XIVéme siècle. Dans un temple perdu dans la montagne, quatre moines zen ont décidé de faire un "sesshin" (une retraite) dans un silence absolu. Ils sont installés en zazen, la nuit est venue, il fait froid.

"La bougie s'est éteinte!" dit le plus jeune des moines.
- Tu ne dois pas parler. C'est un sesshin de silence total, fait obserber sévèrement le second moine plus âgé.
- Mais pourquoi parlez vous, au lieu de vous taire, comme nous en étions convenus! remarque avec humeur le troisième moine.
- Je suis le seul qui n'ait pas parlé!" dit avec satisfaction le quatrième moine.



A vous,
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Oliv 0808
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Si nul n'est lésé, fais ce qu'il te plaît


A.M. pratiqué(s): yoseikan budo, kali/JKD/silat


« Répondre #1 le: 25 Août 2009 à 18:59:43 »

la seule que je connaisse, je l'ai mise là:
http://www.techniques-martiales.com/tm-forum/Neko-no-myojutsu-ou-la-merveilleuse-technique-du-chat-sujet-1429-0.html
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Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours. Non pas par la force mais par la persévérance
Oliv 0808
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A.M. pratiqué(s): yoseikan budo, kali/JKD/silat


« Répondre #2 le: 25 Août 2009 à 19:07:10 »

j'en ai trouvé un autre:

le fiancé de la princesse

Il était une fois un petit royaume où régnait un vieux roi respecté de ses sujets. Il n’avait pas de prince héritier et voulait chercher un fiancé pour sa fille de dix ans.

Il fit sélectionner un certain nombre d’adolescents, plus doués les uns que les autres, les réunit dans son palais et remit à chacun d’eux un sachet de graines.

L’année suivante, au jour fixé, tous les garçons apportèrent au palais les fleurs qu’ils avaient consciencieusement cultivées.

Dans la grande salle du trône parfumée de verdure, les plantes étaient magnifiques et les fleurs superbes.

Le roi et la reine passèrent lentement en revue les rangées de pots, la mine grave et soucieuse.

Soudain ils s’arrêtèrent devant un adolescent triste et timoré, qui avait les larmes aux yeux.

— Vos Majestés, dit-il, je ne comprends pas ce qui est arrivé. J’ai demandé autour de moi de la meilleure terre et des meilleurs engrais, j’ai suivi tous les bons conseils, j’ai pris le plus grand soin de vos graines, hélas rien n’a poussé. Je suis honteux d’avoir échoué, je suis venu seulement pour ne pas jeter le déshonneur sur ma famille et sur mon village.

Le roi lui annonça gentiment :

— C’est toi le fiancé de la princesse.

Des murmures de surprise, de déception voire même de désapprobation, parcoururent la foule, mais personne n’osa contester la sentence royale.

Depuis ce jour le petit garçon vécut au palais où il reçut l’éducation d’un prince héritier.

Puis il monta sur le trône et régna longtemps.

Au soir de leur vie, la princesse qui était devenue reine lui dévoila enfin le choix de ses parents :

— Avant de mettre les graines en sachets, ma mère les avait cuites à la vapeur. Pour réussir les autres garçons avaient réparé ce qu’ils croyaient être un coup du sort ou une erreur humaine. Ils étaient certainement malins et débrouillards, ils avaient même le sens de l’initiative, ou on les avait trop bien aidés. Mais ils n’avaient pas deviné le problème de mon père : par cette épreuve il voulait trouver un fils honnête, en qui il pourrait mettre toute sa confiance, ni plus ni moins. Ensuite il aurait tout le loisir de le former, pour en faire un prince puis un roi.

Le vieux roi soupira :

— Nos parents étaient bien étranges, j’ai été choisi parce que j’ai bien répondu à la question, alors que je n’avais nulle conscience de l’existence de cette question. C’était donc un coup de dé !

La reine le rassura doucement :

— Ne te tracasse pas vainement, à leurs yeux tu étais le plus digne de tous et jamais ils n’ont eu de doute à ton sujet.
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« Répondre #3 le: 25 Août 2009 à 19:19:12 »

comme je suis un peu fainéant, j'en ressors une de deux ans pour ceux qui ne l'auraient pas lu (un peu casse tête)
 
Tchao Tcheou le maître taoïste, brandissait un bambou en disant a ses disciples:
 "Si vous appelez cela un bâton, vous affirmez; si vous dites que ce n'est pas un bâton vous niez.
Par delà l'affirmation et la négation, comme l'appelleriez-vous
?"



La vérité n’est jamais présentée dans les contes et les paraboles de sagesse comme une vérité unique,
immuable, qui ne bougera plus. Elle est parfois le mensonge d’une autre vérité.

Conte indien rapporté par E.Brassey  du crocodile

Une jeune femme se présente devant un gué ou se tient un crocodile féroce qui attaque tous les voyageurs
qui essaient de passer.

«  il se jeta sur elle pour la dévorer, comme son instinct l’y poussait, mais arrêté par une pulsion soudaine, il lui dit :

-   Connais-tu la vérité ?
-   Oui, répondit-elle calmement.
-   Eh bien, si tu me dis la vérité, je ne te dévorerai pas.
»

La jeune femme réfléchit un instant, puis elle dit :

-   « La vérité, c’est que tu vas me dévorer ».

Le crocodile demeura la gueule ouverte et les yeux ronds, car l’énoncé de la vérité surprend toujours celui
qui l’entend pour la première fois. Lorsqu’il se ressaisit enfin, la femme avait déjà franchi le gué et courait au loin .

Qui dans l’histoire, avait dit la vérité ?

La femme avait dit : « La vérité, c’est que tu vas me dévorer. »

Or le crocodile ne l’avait pas dévorée, elle avait donc menti.

Le crocodile avait dit : « Si tu me dis la vérité, je ne te dévorerai pas. »

Il  n’avait pas dévoré la jeune femme ; il avait donc dit la vérité.

Mais la jeune femme ne lui avait pas dit la vérité ;il aurait donc du la dévorer.

Et s’il l’avait dévorée, elle aurait dit la vérité.
Mais le crocodile aurait menti

 Clin d'oeil

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Adaptation du thême de panic par Nexion.