« L'activité physique s'est historiquement transformée en sport et cela a des implications politiques. L'idée fixe du sport, c'est être le meilleur, celui qui pisse le plus loin. Tout cela va de pair avec l'idéologie capitaliste et son principe de rendement corporel."
Comme tout ce que nous faisons, non? C'est une compet' contre les autres, ou contre soi. Il en est de même avec l'école, le travail, etc etc. C'est l'idée même d'être en société, et d'être noté ou évalué; et sans évaluation, comment se placer dans la société? ???
On imagine bien que Quel Sport ? dénonce les salaires mirobolants des sportifs, le poids écrasant des sponsors, le dopage, la place qu'occupent les matches à la télé.
C'est pas ce que j'appelle le "sport" ça...

« Pourquoi a-t-on besoin de s'aérer la tête en regardant ou en pratiquant du sport ? Parce que la vie quotidienne est aliénante, ennuyeuse. Plutôt que d'affronter cette réalité sordide et de lutter pour créer des conditions de vie qui ne soient pas seulement viables mais vivables, les masses se shootent à l'opium sportif et aux extases illusoires de la victoire.
Les gens ne lisent plus, ils marchent, courent, pédalent et adhèrent tous au dolorisme sportif pour se perdre dans cette douleur égotiste, s'oublier dans cette souffrance monomaniaque et par la même occasion devenir indifférents à l'égard des misères de ce monde. »
Ha ha ha ha ha! ridicule... pourquoi faire du sport? ben peut être parce que génétiquement le corps en a besoin, non?...

Il s'agit de déconstruire le sport et d'inventer de nouvelles pratiques. Un cours d'EPS n'est pas une succursale des cours de maths, les corps ne sont pas des identités remarquables qui fonctionneraient comme des machines en appliquant de bonnes formules. »
Ca, aucun problème; par contre, quelle méthode appliquer?
Pour beaucoup, les cours de sport ont été synonymes d'humiliation. Et Fabien Ollier ne veut pas de ça :
« Quand on constitue des équipes, les derniers choisis, ce sont toujours les filles, les petits gros ou les malingres. Dans la lutte pour être le meilleur, on écarte les plus faibles. C'est symboliquement très violent et les élèves qui y sont confrontés se sentent vraiment humiliés pour longtemps.
Sélection naturelle; la plus belle fille sera la plus remarquée, le plus intelligent le plus félicité, le plus fort le plus etc etc et le plus faible le plus méprisé, surtout chez les ados et enfants (les adultes sont plus vicieux...).
« La sociabilité des groupes nazis, c'est aussi une sociabilité. Dans les clubs, la “ sociabilité rugby ”, ce sont des mâles entre eux, “ qui ont des couilles ”, comme dit Chabal. C'est du machisme institué. Les belles valeurs du sport amateur s'éclipsent totalement quand une meute de mâles embiérés se lance dans des chants paillards et s'encourage à commettre des actes excessifs, délictueux ou violents. »
Ben oui on transmet des valeurs, plus ou moins bonnes (très subjectif)... comme partout dès l'instant où on met en commun (la société quoi).
Bon j'arrete là car sinon je vais retranscrire tout son article, et polluer le forum... j'aime bien les anticapitaliste, mais autant que ce soit censé... et non ridicule : ils se desservent alors plus qu'ils n'apportent du grain à moudre...
Le mieux c'est quand même de vivre dans une grotte; par contre, c'est plus du sport, cela devient de la chasse, de la pêche et de la cueillette... Cro Mignon quoi

Wu Song