IntroductionLe katana est à la fois une œuvre d’art et une arme.
Elle naît dans le feu et a traversé l’histoire du Japon.
En espérant que ce dossier vous intéresse, je préfère vous dire que mon texte est plus à voir comme une base de mots et de données sur lesquels les passionnés devront se baser pour faire des recherches plus approfondies.
Ce texte a été volontairement raccourci pour pouvoir rentrer dans l’optique d’un forum et contenter une majorité.
Pour les plus exigeant sur la qualité de l’information, je vous invite à consulter d’autres sources d’informations ainsi que les futurs dossiers rattacher aux sabres japonais de manières plus générales.
Voilà, j’espère dans ce but contenter autant les gens qui pensent que le surplus d’informations tue l’information ainsi que ceux qui pensent que le trop peu d’informations est source de désinformation.
La naissance du TamahaganeLe Tamahagane est la matière première servant à la réalisation d’un sabre japonais.
Il est le fruit de très longues heures de travail exténuant car il demande une énorme concentration ainsi que de l’endurance.
Il se produit à l’intérieur d’un énorme four qui consommera une vingtaine de tonnes de matière première pour produire seulement 3tonnes de cet acier précieux.
Le terme précieux employé ici n’est pas seulement une image car il est 200x plus cher que l’acier courant.
Les principales matières premières sont le bois et le sable ferrugineux provenant des montagnes japonaises.
La particularité de ce sable est qu’il contient moins de phosphore et de souffre que le minerai de fer, ce qui est essentiel pour obtenir un acier qui ne doit pas rouiller et qui ne doit pas se briser.
L’image associée à ce four dans les anciens mythes est un dragon qui crachait du feu et qui détruisait tout sur son passage.
Faire naître le Tamahagane est considéré encore aujourd’hui comme un acte sacré.
À l’époque, cette tâche était destinée uniquement aux prêtres car il existe un lien entre cette naissance et la déesse du métal (lien qui existe tjs).
Le travail du forgeronIl s’agit ici d’un nouvel acte ayant un rapport avec le spirituel car il convient de se purifier l’esprit avant de forger une arme.
La forge est de nouveau un art qui se transmet mais le nombre de forgeron s’est fort restreint suite au destin du Japon.
Le travail du forgeron consistera à faire un premier tri des morceaux de Tamahagane ensuite, l’empilement de ces morceaux sera chauffé en un seul bloc.
C’est ce bloc qui après avoir été martelé, plié et étiré pendant de très longues heures de travail que la lame prendra peu à peu sa forme (le résultat de ces heures se compte en journées et même en semaines de travail) et lui donnera ses propriétés physiques.
Le dessin visible à la surface de la lame est l’une des conséquences de cette opération (multiplication des couches) et constitue en quelque sorte, la signature du forgeron qui diffèrera suivant le fabricant.
C’est la trempe qui achèvera de durcir la lame.
La dernière étape consiste à faire chauffer la lame une dernière fois.
Cette étape est extrêmement importante et précise car la chauffer de trop comme le chauffer trop peu peut nuire à la lame.
Finalement, celle-ci est plongée dans l’eau.
Le choc thermique modifie la structure cristalline de l’acier et accentue sa courbure.
Le travail du polisseurAprès avoir été polie une première fois par le forgeron et ensuite signée, la lame est envoyée au polisseur.
Celui-ci va effectuer un travail progressif sur la lame.
Ce travail est lui aussi considéré comme un art qui se maîtrise après de longues années et qui se transmet depuis des siècles comme les 2étapes citées précédemment.
Il demande une énorme concentration car la lame est déjà tranchante.
Le katana et le samouraïLe katana représente l’âme du samouraï japonais.
Riche en symbole, il est à la fois celui du pouvoir, de l’honneur, de l’esprit martial, de l’inflexibilité, de la loyauté, du courage,…
Une fois reçu, le katana ne le quittera plus et réciproquement.
À tout moment, il sera prêt à se battre, c’est pour cela que même la nuit, ses sabres se tiennent à proximité de lui.
On attendait de lui qu’il ne recule jamais devant l’affrontement même lorsque le combat était perdu d’avance.
Combattre sans honneur était pire que la mort.
Mais c’est aussi à cause de cet honneur et de cette loyauté envers son seigneur, qu’existe le fameux Seppuku ou Hara-kiri.
Par exemple, celui qui rentrait avec la vie sauve risquait de devoir s’ôter la vie pour essuyer la défaite de ses frères d’armes tombés au combat.
Le seul moyen de racheter son honneur était donc de s’ouvrir le ventre devant son seigneur ensuite lorsqu’il était sur le point de s’évanouir, un maître d’arme mettait fin à ses souffrances. (Comme les sabres japonais, les cérémonies tournant autour du Seppuku ont évolués, nous y reviendrons dans un prochain dossier).
Le Japon moderne Cela fait environ 250ans que les samouraïs ont déposés leurs sabres après la décision de l’empereur qui voulait créer une société moderne basée sur le modèle européen.
Les samouraïs se sont retrouvés dans les administrations à contrôler en coulisse la politique et le milieu des affaires.
Cependant, certaines valeurs et enseignements existent toujours aujourd’hui comme la loyauté, l’honneur.
Le suicide est même encore accepté lorsqu’il s’agit de laver un échec ou sauver l’honneur (d’une entreprise, par exemple).
Certaines écoles d’arts martiaux se détachent même de la compétition tout en apprenant à leurs élèves d’être fort et combatif comme un guerrier tout en sachant se maîtriser pour éviter de sombrer dans la violence.
Sources d’informations et liensDocumentaire Arte « Le katana, sabre de samouraï »
Le dossier écrit est essentiellement basé sur ce documentaire
Dossier «L’iaïdo, la voie du sabre» de wushutao
http://www.techniques-martiales.com/tm-forum/L-iaido-la-voie-du-sabre-sujet-344-0.html