Le Festival des AM de Paris Bercy de cette année sera l'occasion de découvrir cet art du bâton égyptien, le Tahtib (prononcer "Tartibe"), qui serait vieux de 4000 ans environ.
En effet, on retrouve des hyéroglyphes illustrant les joutes de Tahtib sur des monuments archéologiques égyptien, qui ferait de cet art le plus ancien connu et encore pratiqué. Il aurait été créé pour concurrencer l'art perse du sabre.
Le tahtib est l'instrument utilisé, le bâton. L'art en lui même se nomme "Fann el Nazaha wal Tahtib", que l'on peut traduire comme "intègre, souple et incorruptible, par le bâton". C'est donc la Voie par la bâton qui mène à l'Homme. Comme tout art martial, on retrouve dans la pratique plusieurs aspects, que l'on peut dissocier ou cumuler : l'art martial, mais aussi la voie philosophique, éducative, la recherche de soi, et le tahtib donne en plus une dimension de groupe, car à l'instar de la capoeira (autre AM africain, est ce un hasard?), les joutes se font en rythme, au son de la flûte (le mizmar) qui ouvre les joutes et représente le Ciel et son élévation, et du tambourin (le tabla) qui représente la Terre et son ancrage, et au jugement du public qui expulse les tricheurs et indique les gagnants.
La tenue du bâton se fait avec une seule main, par un bout du bâton (un peu comme la canne); le tahtib devient une extension de l'avant bras, donc du corps. Des postures de bases existent et doivent être travaillées, comme l'assouplissement et le renforcement des poignets (pour la tenue et le maniement du tahtib).
Les règles : toucher ou effleurer la tête ou une partie du corps. La touche de la tête est décisive, car elle compte pour un « KO ».. Il est interdit de frapper de la main à l’épaule.
Le gagnant est celui qui atteint 3 touches.
L'association SEIZA dispense des cours sur Paris (XIVème).
Wu Song