J'ouvre ce sujet pour discuter un peu autour de cette discipline qui a pas mal évoluée avec le temps, puis qu'à une époque elle comprenait beaucoup de techniques de l'école Shintô Musô Ryû Jo, enseignée par Shimizu Sensei.
En 1924 à Tokyo, un comité d'experts en Bu-Jutsu est chargé de codifier une méthode simple et efficace de combat à l'usage de la police. Cette commission composée de Maîtres en Ken-Jutsu et Goshin-Jutsu (combat à mains nues), pose les fondations d'une méthode moderne.
En 1947 naît le Tai-Ho-Jutsu, à l'initiative d'une nouvelle commission dirigée par Goro SAIMURA et Horonori OTSUKA, fondateur du Karaté Wadô-Ryu. Des techniques d'armes sont intégrées grâce à la précence de Takagi SHIMIZU, et d'experts en maniement d'armes à feu tel que Tsuneo HORIGUCHI
Le soucis du réalisme est omniprésent car les forces de police sont fréquemment confrontées à des agitateurs de tous bords, souvent pratiquants d'arts martiaux. Toutes les situations sont prévues, dans un souci constant de proportionnalité de la riposte.
Le Tai-Ho-Jutsu est modifié, complété et parfait régulièrement…
…Tout comme l'étaient les systèmes de Ju-Jitsu de l'époque féodale.
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site de l'école française de Tai-Ho-jutsuet un lien wikipédia très bien fait =>
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taihojutsu
j'ai particulièrement apprécié le discours sur l'utilité de la maitrise de l'esprit :
Une addition intéressante apportée à cette méthode, provient du budō moderne. Elle est appelée heijo shin et se traduit par : « Garder un état d'esprit calme et normal ». Cela se pratique au moyen de différents exercices de respiration tirés de la méditation.
et leur technique de réponse aux agressions :
Les policiers qui étudient le taihojutsu voient augmenter leur niveau de confiance dans leurs habilités à contrôler une situation. Advenant le cas où ils doivent faire face à une situation potentiellement violente, les policiers sont plus calmes, ce qui réduit les chances que le conflit dégénère et tourne mal. Ceci diminue les chances du policier d'être sujet à une montée d'adrénaline, qui aurait pour effet que ce dernier surcompenserait ses efforts pour la situation, d'où résulterait des blessures graves. Les officiers de police sont également plus conscient de leurs propres habilités et capacités, ce qui réduit les risques de confrontations inutiles et même s'il y a confrontation, ils sont plus portés à contrôler le prévenu sans lui causer de blessures. La force du taihojutsu ne réside pas en fait dans un style, mais dans l'incorporation de plusieurs styles d'arts martiaux avec leurs aspects durs et doux. Le taihojutsu, enseigne aux officiers de police de laisser les actions du sujet appréhendé dicter la technique de contrôle appropriée. Comme les maîtres instructeurs disaient autrefois : « Laissez la situation dicter votre tactique ».
à voir si dans la rue, effectivement le flic japonais est plus maitre de lui-même que dans d'autres pays...