Une interview

:
Mythes et réalité - Interview de Pendekar William Sanders
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- Pendekar Sanders, pourquoi avoir choisi un art aussi peu commun que le Pencak Silat ?
- J'étais à la recherche d'un art de combat fluide et puissant. J'avais aimé les mouvements que j'avais vus dans le Kung Fu mais je n'arrivais pas à trouver quelque chose qui me plaise vraiment. J'ai assisté à une démonstration d'arts martiaux indonésiens par maître John Malterer et ses élèves. Ce que j'ai vu m'a plu et j'ai donc commencé mon entrainement en 1972 à Wheeling, en Virginie occidentale. Maître John Malterer était depuis de nombreuses années l'élève de maître Willy Wetzel.
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- Que pouvez-vous nous dire de maître Willy J.C. Wetzel ?
- On m'a dit que maître Willy John Christopher Wetzel est né le 23 janvier 1921 à Loemadjang (orthographe hollandaise) à Java en Indonésie, de parents hollandais et indonésien. Maître Wetzel s'est entrainé à Java et durant la seconde guerre mondiale, il a été dans l'armée royale hollandaise en Indonésie. En 1949, il s'est installé en Hollande et, en 1956, il a immigré à Vanport en Pennsylvanie. Maître Wetzel a eu 2 fils, Roy et Jim. Vers 1960, il a ouvert au grand public une école à Beaver Falls en Pennsylvanie et, parmi ses élèves, on comptait John Malterer, Barbara Niggel et Bill Dobich. Il est décédé le 17 mars 1975 à Beaver Falls.
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- Avez-vous personnellement rencontré maître Wetzel ?
- Non, je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai vu des vidéos de lui et j'ai effectué des recherches considérables sur lui par le biais de ses élèves et de ses amis. De tous les instructeurs indo-hollandais que j'ai vu en Amérique, je n'en ai jamais vu un qui pouvait se déplacer et se battre comme lui. Son art était beaucoup plus fluide et plus complet.
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- Comment avez-vous obtenu des informations sur le Pencak Silat à la fin des années 70 ?
- Comme tous les élèves, on cherchait tout le temps des renseignements sur notre art mais il n'y en avait que très peu. On a tout de même trouvé quelques articles et le livre de Donn Draeger "weapons and fighting arts of Indonesia" était notre source principale.
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- Est-ce que le Pukulan Cimande Pusaka est la synthèse d'un style chinois et de Pencak Silat Cimande ?
- John Malterer nous a enseigné, tout comme on lui avait enseigné avant, que cet art était une synthèse de kuntao chinois de Oei Kim Boen et de Pencak Silat Cimande de Mas Djut Bang Solimon. Remarquez que Oei Kim Boen n'est pas un nom chinois et que Mas Djut Bang Solimon est sans doute un nom incomplet. On dit qu'ils auraient appelé leu art le Pukulan Cimandie (Poekoelan Tjimindie en hollandais). Plus tard, après avoir interrogé beaucoup de personnes, y compris les fils de maître Wetzel, on m'a dit que cette histoire était inventée de toute pièces. Les mots exacts de Roy Wetzel à ce sujet ont été : "Vous n'avez quand même pas cru à cette histoire ?". J'ai également rendu visite à M. Vanderlee, un homme qui avait passé des énnées auprès de maître Wetzel en Indonésie et également dans un camp de prisonniers eu Japon. Maître Wetzel avait offert à M. Vanderlee de lui enseigner son art et on m'adit que cet homme avait atteint un niveau très élevé avant de tomber malade. Il a ri lorsque je l'ai interrogé sur la partie chinoise. Il m'a répondu : "Jamais de la vie ! Willy n'a jamais appris et enseigné que du Pencak Silat pur.". J'en ai tiré les conclusions quand au reste. Je pense que cette histoire a servi de stratégie marketing pour attirer l'attention des élèves sur ce qu'il enseignait. Le Kung Fu chinois était très populaire à cette époque alors que pratiquement personne ne savait ce qu'était le Pencak Silat. Ceci est basé sur des interviews de gens en Amérique qui ont rendu visite à maître Wetzel. J'ai également vu plusieurs dates qui prouvent qu'Oei Kim Boen n'a pas vécu à la même époque que Mas Djut. De plus, les indonésiens ne s'entendent pas très bien avec les chinois. Pendekar Jafri et moi avons fait des recherches poussées à Java. Nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il n'existait aucune trace d'une quelconque collboration dans un art entre ces deux hommes. Comprenez bien : l'art de maître Wetzel était du Silat pur à 100%. Son art était un système de combat supèrieur qu'on ne pouvait que vouloir maîtriser quand on le voyait. Je n'ai jamais vu aucun autre enseignant de Pencak Silat posséder un mouvement aussi fascinant et imppecable que celui que maître Wetzel a apporté en Amérique. En comparaison, tout ce que j'avais pu voir avant m'avez l'air rigide et automatisé. Ce n'est que lorsque je me suis rendu dans la jungle de Java que j'ai vu ses mouvements chez les meilleurs combattants Cimande. Maître Wetzel nous a bien dit qu'il s'agissait là d'un système de Cimande de "haute caste" et cela semble bien s'être vérifié. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas eu d'autres aussi doués. William Reeders exerçait à cette époque et je n'ai eu que des échos très positifs sur lui ; malheureusement, je ne l'ai jamais vu personnellement, ni vu de vidéos de lui en action. Mais avant que quiconque ne soit agacé parce que je ne crois pas à cette anecdote de l'histoire, tout ce que je peux dire, c'est que ça n'a jamais été vérifié et que ç a jamais été soutenu par les personnes que j'ai mentionnées. Ces divergences m'ont d'abird amenée en Indonésie. Et malgré tout, je suis très reconnaissant de ce que maître Wetzel m'a enseigné de son art qui est resté conforme dans mon esprit à ce que je voulais étoffer.
Mythes et réalité - Interview de Pendekar William Sanders
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- Pendekar Sanders, pourquoi avoir choisi un art aussi peu commun que le Pencak Silat ?
- J'étais à la recherche d'un art de combat fluide et puissant. J'avais aimé les mouvements que j'avais vus dans le Kung Fu mais je n'arrivais pas à trouver quelque chose qui me plaise vraiment. J'ai assisté à une démonstration d'arts martiaux indonésiens par maître John Malterer et ses élèves. Ce que j'ai vu m'a plu et j'ai donc commencé mon entrainement en 1972 à Wheeling, en Virginie occidentale. Maître John Malterer était depuis de nombreuses années l'élève de maître Willy Wetzel.
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- Que pouvez-vous nous dire de maître Willy J.C. Wetzel ?
- On m'a dit que maître Willy John Christopher Wetzel est né le 23 janvier 1921 à Loemadjang (orthographe hollandaise) à Java en Indonésie, de parents hollandais et indonésien. Maître Wetzel s'est entrainé à Java et durant la seconde guerre mondiale, il a été dans l'armée royale hollandaise en Indonésie. En 1949, il s'est installé en Hollande et, en 1956, il a immigré à Vanport en Pennsylvanie. Maître Wetzel a eu 2 fils, Roy et Jim. Vers 1960, il a ouvert au grand public une école à Beaver Falls en Pennsylvanie et, parmi ses élèves, on comptait John Malterer, Barbara Niggel et Bill Dobich. Il est décédé le 17 mars 1975 à Beaver Falls.
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- Avez-vous personnellement rencontré maître Wetzel ?
- Non, je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai vu des vidéos de lui et j'ai effectué des recherches considérables sur lui par le biais de ses élèves et de ses amis. De tous les instructeurs indo-hollandais que j'ai vu en Amérique, je n'en ai jamais vu un qui pouvait se déplacer et se battre comme lui. Son art était beaucoup plus fluide et plus complet.
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- Comment avez-vous obtenu des informations sur le Pencak Silat à la fin des années 70 ?
- Comme tous les élèves, on cherchait tout le temps des renseignements sur notre art mais il n'y en avait que très peu. On a tout de même trouvé quelques articles et le livre de Donn Draeger "weapons and fighting arts of Indonesia" était notre source principale.
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- Est-ce que le Pukulan Cimande Pusaka est la synthèse d'un style chinois et de Pencak Silat Cimande ?
- John Malterer nous a enseigné, tout comme on lui avait enseigné avant, que cet art était une synthèse de kuntao chinois de Oei Kim Boen et de Pencak Silat Cimande de Mas Djut Bang Solimon. Remarquez que Oei Kim Boen n'est pas un nom chinois et que Mas Djut Bang Solimon est sans doute un nom incomplet. On dit qu'ils auraient appelé leu art le Pukulan Cimandie (Poekoelan Tjimindie en hollandais). Plus tard, après avoir interrogé beaucoup de personnes, y compris les fils de maître Wetzel, on m'a dit que cette histoire était inventée de toute pièces. Les mots exacts de Roy Wetzel à ce sujet ont été : "Vous n'avez quand même pas cru à cette histoire ?". J'ai également rendu visite à M. Vanderlee, un homme qui avait passé des énnées auprès de maître Wetzel en Indonésie et également dans un camp de prisonniers eu Japon. Maître Wetzel avait offert à M. Vanderlee de lui enseigner son art et on m'adit que cet homme avait atteint un niveau très élevé avant de tomber malade. Il a ri lorsque je l'ai interrogé sur la partie chinoise. Il m'a répondu : "Jamais de la vie ! Willy n'a jamais appris et enseigné que du Pencak Silat pur.". J'en ai tiré les conclusions quand au reste. Je pense que cette histoire a servi de stratégie marketing pour attirer l'attention des élèves sur ce qu'il enseignait. Le Kung Fu chinois était très populaire à cette époque alors que pratiquement personne ne savait ce qu'était le Pencak Silat. Ceci est basé sur des interviews de gens en Amérique qui ont rendu visite à maître Wetzel. J'ai également vu plusieurs dates qui prouvent qu'Oei Kim Boen n'a pas vécu à la même époque que Mas Djut. De plus, les indonésiens ne s'entendent pas très bien avec les chinois. Pendekar Jafri et moi avons fait des recherches poussées à Java. Nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il n'existait aucune trace d'une quelconque collboration dans un art entre ces deux hommes. Comprenez bien : l'art de maître Wetzel était du Silat pur à 100%. Son art était un système de combat supèrieur qu'on ne pouvait que vouloir maîtriser quand on le voyait. Je n'ai jamais vu aucun autre enseignant de Pencak Silat posséder un mouvement aussi fascinant et imppecable que celui que maître Wetzel a apporté en Amérique. En comparaison, tout ce que j'avais pu voir avant m'avez l'air rigide et automatisé. Ce n'est que lorsque je me suis rendu dans la jungle de Java que j'ai vu ses mouvements chez les meilleurs combattants Cimande. Maître Wetzel nous a bien dit qu'il s'agissait là d'un système de Cimande de "haute caste" et cela semble bien s'être vérifié. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas eu d'autres aussi doués. William Reeders exerçait à cette époque et je n'ai eu que des échos très positifs sur lui ; malheureusement, je ne l'ai jamais vu personnellement, ni vu de vidéos de lui en action. Mais avant que quiconque ne soit agacé parce que je ne crois pas à cette anecdote de l'histoire, tout ce que je peux dire, c'est que ça n'a jamais été vérifié et que ç a jamais été soutenu par les personnes que j'ai mentionnées. Ces divergences m'ont d'abird amenée en Indonésie. Et malgré tout, je suis très reconnaissant de ce que maître Wetzel m'a enseigné de son art qui est resté conforme dans mon esprit à ce que je voulais étoffer.