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Techniques-MartialesArts martiaux et sports de combatsNos dossiersReportage : Les journées du Tai Chi sur Libourne
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Auteur Fil de discussion: Reportage : Les journées du Tai Chi sur Libourne  (Lu 6741 fois)
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wushutao
Invité
« le: 08 Juillet 2008 à 23:04:13 »

Techniques-Martiales s’est rendu à la manifestation « Les journées du Tai Chi » organisées par l’association Jin Gang dans le parc de l’Epinette à Libourne.


Au sommaire de ce reportage :

1 – Introduction et présentation.
2 - Le stage en images.
3 – Interview.
4 – Conclusions.




1 – Introduction et présentation.

L’association Jin Gang a été créée en août 2007 par Guillaume Large et Valérie Bouzaid ; Au travers de cette association, Valérie et Guillaume souhaitent transmettre le Taiji Quan (Tai Chi Chuan) style Chen qu’ils ont appris directement en Chine auprès du Maître Zheng Youfa dans la plus grande tradition.
Ils ont organisé, en collaboration avec la Mairie de Libourne (Gironde), les « journées du Tai Chi » dans le parc de l’Epinette pour faire découvrir au plus grand nombre ce qu’est le Taiji Quan (Tai Chi Chuan), par le biais d’initiations gratuites et de stages ouverts à tous publics. C’est dans ce contexte que Techniques-Martiales s’est rendu à cette manifestation, afin de faire partager leur passion des arts martiaux et aussi de faire connaître l’association Jin Gang à nos lecteurs.


a) Présentation de Valérie Bouzaid :

Valérie a commencé les arts martiaux chinois en 1991 avec la pratique du Kung Fu Wushu et a à son actif un très beau palmarès dans cette discipline :

1993 : Open National enfants : 1ère en technique individuel mains nues et 2nd en combat.
1994 : Open National enfants : 1ère en technique individuel mains nues, 2nd par équipe et 1ère en combat.
1995 : Championnat de France : 1ère en technique individuel mains nues, 1ère par équipe et 1ère en combat.
1996 : Championnat de France : 1ère en technique individuel mains nues, 3ème par équipe et 3ème en combat.
1999 : Championnat de France : 3ème en technique individuel mains nues.

Elle est ceinture noire 1ère Duan en Kung Fu Wushu et possède le tronc commun du Brevet d’Etat d’Educateur Sportif.


b) Présentation de Guillaume Large :

Au sujet de Guillaume Large, je vais faire très cours : je vous invite à lire l’interview dans laquelle il évoque son parcours martial.


c) Présentation du maître Zheng Youfa :

Zheng Youfa a commencé l’étude du Taiji Quan (Tai Chi Chuan) à partir de 1965 avec le grand-père de l’un de ses camarades de classe. Wang Tianzhong alors âgé de 82 ans accepta ce jeune et seul disciple, et lui transmis tout son savoir. Zheng Youfa étudia pendant 5 ans avec Wang Tianzhong, jusqu’à la mort de celui-ci. Etant résolu à continuer l’étude du Taiji Quan (Tai Chi Chuan), il se rendit à Chen Jiagou (ville où vit le jour le Taiji Quan style Chen) pour trouver un nouveau professeur. Il y fit la connaissance de Chen Zhenglei, l’héritier direct du style Chen. Chen Zhenglei et Zheng Youfa devinrent amis, et Chen Zhenglei décida de partager ses secrets avec son ami et 1er élève.


2 – Le stage en image

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« Dernière édition: 23 Septembre 2011 à 22:12:52 par wushutao » Journalisée
wushutao
Invité
« Répondre #1 le: 08 Juillet 2008 à 23:09:59 »

3 – L’interview.

Wushutao : Peux-tu nous parler de ton parcours martial ?

Guillaume : J’ai commencé par le Kung Fu She Quan, la boxe du serpent, pendant presque 4 ans. Et la deuxième année où j’ai commencé les arts martiaux, j’ai  commencé par  le Taiji Quan style Yang aussi ; Puis j’ai rencontré un ami chinois qui pratiquait le Taiji Quan de l’école Chen et j’ai souhaité approfondir cette pratique qui était nouvelle à l’époque.
J’ai eu l’opportunité de faire un voyage en Chine où il m’a présenté son professeur. Donc au bout de la quatrième année, je suis partie en Chine pendant un mois pour mieux découvrir ce qu’était le Taiji de l’école Chen.

Wushutao : Tu es resté combien de temps en Chine en réalité ?

Guillaume : Eh bien finalement, je devais rester un mois et je suis resté deux ans et demi, davantage que prévu.

Wushutao : Tu n’as pas rencontré de problèmes au niveau de la langue ?

Guillaume : Au début, j’ai mis environ 6 mois avant … C’est surtout l’oreille en fait, de prendre l’habitude.

Wushutao : Tu avais pris des cours de chinois avant de partir ?

Guillaume : Avant de partir ; oui, j’avais pris des cours de chinois mais ça restait une base théorique pour la culture et quelques mots de vocabulaire, mais ce n’est pas tellement  difficile de parler, c’est surtout difficile de comprendre en fait. Tant que l’oreille n’est pas habituée aux phonèmes et aux tons, on a du mal à s’exprimer, on ne peut pas communiquer ; Il m’a fallu 6 mois pour que petit à petit, en parlant dans la rue ou avec les chinois, je commence moi aussi à dire un peu de vocabulaire.

Wushutao : Et ton accueil en Chine ?

Guillaume : Je suis arrivé pour le nouvel an en fait. C’est une période, début février, … dans la famille de mon ami chinois, je suis resté une semaine et c’était très chaleureux parce que c’est la période de l’année où tout le monde est en congés, et tout le monde est là pour se retrouver, passer un bon moment ; donc ça s’est bien passé.
Lorsque les fêtes ont été terminées, on a été chez notre maître. Et là c’est pareil,…. je suis son premier élève étranger, il n’a pas été trop dur avec moi [rire] dès le départ ; il a été tolérant, on va dire [rire].

Wushutao : Par la suite les entrainements ont été comment, plus durs qu’en France ?

Guillaume : Oui, oui parce que … déjà, on n’a que ça à faire, c’est-à-dire qu’on y va pour pratiquer le Taiji donc ce n’est pas une heure ou deux heures ou trois heures dans la semaine, c’est du matin jusqu’au soir ; On pense Taiji et on s’entraine pour ça. Au niveau horaire, ça variait entre 5 heures et 6 heures, parfois beaucoup moins …. Je dirais assez libre, mais c’était une certaine dose de travail à faire dans la journée, soit des exercices de base ou la forme. On va dire que c’était 70% de forme, 30 % d’exercices de base.

Wushutao : Donc sur place tu as vu les taolu, les applications ?

Guillaume : Au début, non. Comme j’avais commencé la forme, l’ancienne forme Lao Jia Yi Lu qui fait 74 mouvements ; mon ami chinois me l’avait enseigné avec  son niveau à lui, donc en allant chez le maître… le maître a passé beaucoup de temps pour « corriger », c’est-à-dire approfondir les mouvements, les détails , beaucoup de chose qui étaient mal comprises. Ca a pris du temps.

Wushutao : Tu comptes repartir en Chine ?

Guillaume : Si c’est possible au moins une fois dans l’année, pour déjà pratiquer dans ce contexte parce qu’on fait énormément de progrès quand on n’a pas d’autres choses à s’occuper ; puis on est près du maître, il y a cette énergie là qui nous donne envie de progresser ; Le maître, qui bien sûr avec son œil averti, met toujours son doigt là où il faut quand on oublie quelque chose.

Wushutao : Donc le maître va venir cet été. Comment l’as-tu  convaincu de venir en France pour faire un stage ?

Guillaume : Je ne pense pas l’avoir convaincu parce que c’est quelqu’un qui est assez ouvert. Il vit de ça en fait, dans son pays ; Il enseigne essentiellement dans une grande ville dans le Nord de la Chine, et il a une vision assez tranquille et posée des arts martiaux. Il enseigne 2 ou 3 mois dans l’année et le reste du temps il vit chez lui à la campagne, ce n’est pas quelqu’un qui est très pris en fait. Il est toujours disponible pour ses voisins, pour donner des coups de mains et passe ses journées à pratiquer son Taiji Quan ; Il pratique d’une manière très interne, c’est-à-dire ça rejoint un peu la méditation, il est  au-delà de la forme à son niveau. Et comme, il est disponible et ouvert, ça lui a fait très plaisir de voyager à l’étranger pour partager son art.  Ca n’a pas été très difficile.
C’était plutôt de la logistique puis des moyens financiers : savoir comment faire pour l’accueillir ? S’il serait disponible pour faire ce stage en été surtout qu’on a un public qui est débutant, donc pas évident que les gens soient convaincus dés la 1ère année, heureusement mon ami chinois qui enseigne sur Bordeaux a déjà des élèves qui ont 2 ou 3 ans de Taiji Quan qui sont vraiment très heureux de rencontrer notre maître.

Wushutao : Peux-tu nous parler un peu de ton association ? Ce que vous pratiquez ?

Guillaume : L’association Jin Gang a été créée l’année dernière, fin août 2007. Elle vise à développer le Taiji Quan style Chen mais aussi toute la culture chinoise qui peut être liée aux arts martiaux, soit au niveau de la santé, la médecine traditionnelle chinoise ou des échanges, des voyages, mais elle reste axée sur la pratique de l’école Chen.
Voilà, donc pourquoi Jin Gang ? Jin Gang veut dire « le gardien céleste ». A l’entrée des temples bouddhiste ou taoïste, il y a des statues… Les asiatiques croient à des déités, des être divins qui protègent  les enseignements bouddhiste ou taoïste. Dans les arts martiaux, on reprend beaucoup le nom en rapport avec la philosophie ; Dans le Taiji Quan c’est le taoïsme mais il y a aussi du bouddhisme. Et le nom de notre 1er mouvement de l’école Chen s’appelle « le gardien céleste écrase le mortier». Donc l’association Jin Gang s’était pour avoir un pied dans la culture et aussi dans l’école Chen.

Wushutao : Au sujet de ce stage de 2 jours, la Marie de Libourne vous a aidé…

Guillaume : Oui

Wushutao : Quels sont tes autres appuis et qu’est-ce qui t’a amené à faire ce stage ?

Guillaume : En fait, Valérie, quand elle a passé son tronc commun, son brevet d’Etat d’éducateur sportif, a dû concevoir un projet en groupe et pour elle, … ses amis l’ont aidée pour faire une journée découverte ou animation autour du Taiji Quan ; Le projet a bien marché puisqu’on l’a réalisé aujourd’hui et ses amis sont venus pour donner un coup de main et sont allés vraiment jusqu’au bout, même son professeur  qui l’a évaluée était présent aujourd’hui, c’est une concrétisation de son projet.
Après au niveau des aides, c’est surtout Valérie qui avait le concept puis, il faut remercier nos adhérents qui ont été bénévoles ; une amie chinoise qui a fait de la calligraphie, nos parents qui ont été là pour la buvette et la Mairie pour le prêt du matériel et du Parc de l’Epinette. Et puis certain journaliste d’Internet (Techniques-Martiales) [rire].
« Dernière édition: 24 Juillet 2011 à 22:35:44 par wushutao » Journalisée
wushutao
Invité
« Répondre #2 le: 08 Juillet 2008 à 23:12:05 »

Wushutao : Donc la Mairie a très bien accueilli ce projet ?

Guillaume ; Oui, je crois puis les gens entendent de plus en plus parler du Taiji Quan comme une activité douce, de santé. Je pense qu’il n’y a pas de frein, …de frein majeur à ce qu’on puisse développer cette activité et d’avoir ce genre de manifestation.

Wushutao : Donc tu es très optimiste pour le Taiji Quan sur Libourne ou dans le Sud-Ouest ?

Guillaume : Sur Libourne et les environs, oui, je pense. C’est une activité qui est amenée à se développer ; l’avantage du Taiji, c’est qu’il s’adresse à tous les âges, à tous les publics, aussi bien aux hommes qu’aux femmes, même s’il y a une majorité de femmes, et surtout chacun peut en tirer ce qu’il en souhaite: ça peut rester une gymnastique de santé, ça peut être la pratique de mouvements différents de la danse par exemple, travailler sa mémoire, puis ceux qui veulent aller vers les racines du Taiji vont se tourner vers l’art martial et les applications, le travail à deux : les poussés des mains . Voilà, c’est un art assez complet.

Wushutao : Est-ce que tu penses que ça peut apporter à des gens qui font de l’externe comme du karaté ou du Shaolin Quan ?

Guillaume : Bien sûr ! Parce que l’externe, il faut le voir dans le sens où aussi la conscience reste extériorisée, c’est-à-dire qu’on a conscience du corps dans le mouvement, on a conscience de la force ; mais dans l’interne, la conscience va se développer essentiellement sur les blocages, c’est-à-dire, qu’on commence par l’apprentissage du mouvement… progressivement, on va quitter la périphérie au niveau des sensations…. On les garde avec le temps, ce n’est pas  très facile de les garder et on va aller vers une écoute plus profonde des manifestations de l’énergie dans le corps ou des tensions ou des sentiments qui peuvent apparaitre , ça rejoint une forme de méditation… comme une méditation en mouvement, c’est pour ça que la pratique est lente et en général continue pour permettre à la conscience d’être vigilante du début à la fin de la forme. Donc c’est quelque chose qui n’a pas de ….. Si on est capable de maintenir cette vigilance et de la développer, la pratique interne a très peu de limite. La seule limite va être l’aboutissement de la complète connaissance de soi, ce que ne proposent pas tous les arts martiaux externe… c’est mon  point de vue, il y a des avantages et des inconvénients… Il y a des inconvénients dans le Taiji aussi.

Wushutao : Au sein de ton association, comment ça se passe ? Comment ça se passe lorsqu’une personne veut venir essayer le Taiji Quan ?

Guillaume : On propose un cours de découverte, d’initiation. En début d’année, c’est mieux puisque tous le monde commence… le 1er ou 2ème  mois, ce n’est pas grave, après si c’est en cours de saison, il faut prendre le train en marche …. Mais souvent, j’ai remarqué que les gens qui commençaient en cours d’année étaient d’avantage motivés et avaient une progression beaucoup plus rapide que ceux qui avaient commencé depuis le début, parce qu’ils voient que d’autres pratiquants qui ont 6 ou 7 mois arrivent à accomplir tel ou tel mouvement. Pour moi, c’est plus facile d’enseigner à un débutant en cours d’année qu’à un débutant en fin… ce n’est pas plus difficile … une autre approche, je trouve ça plus agréable car on reste dans la dynamique et la personne s’investi d’avantage.

Wushutao : Là, ton stage se passe en extérieur, les cours au sein de ton école se passent-ils tous en extérieur ou tu alternes ?

Guillaume : Non, non. Pour le confort, on est obligé surtout l’hiver ou par temps de pluie de pratiquer dans une salle mais c’est vrai qu’au niveau de la pratique c’est beaucoup plus agréable à l’extérieur parce qu’on est plus ouvert, c’est plus facile de respirer, de trouver ses appuis. On peut l’expliquer comme on veut …. C’est vrai qu’avec Valérie on aimerait, si c’est possible, aller plus vers l’extérieur, et puis en Chine, on a toujours pratiqué en extérieur ; Il y a aussi un avantage lorsqu’on s’intéresse au taoïsme où l’énergie de la nature varie en fonction des saisons, et celle du corps humain aussi. Si on pratique toujours en contact avec le milieu extérieur, la nature, on n’est pas en incohérence avec l’énergie du moment, c’est l’énergie telle qu’elle doit être à ce moment là, soit l’été ou l’hivers, le corps va s’adapter et c’est bon pour lui, on le renforce en faisant comme ça. Alors être toute l’année en salle, on n’a pas de contact comme ça … après tout dépend de la quantité de la pratique aussi. C’est cette idée là, ce n’est pas parce qu’il pleut, pleuviote ou fait froid qu’on ne peut pas s’entrainer, il y a aussi des sensations et ça fait partie de la vie, on doit tout accepter aussi bien le froid que le chaud sans aller jusqu’à la souffrance atroce. Finalement, oui, le Taiji Quan s’est peut-être moins contraignant, moins difficile, moins intense que l’externe, que le Karaté… ce n’est pas très dynamique mais c’est exigent dans le sens où chaque jour, il faut avoir l’envie et le plaisir de pratiquer, de se retrouver…. C’est vrai que le travail avec partenaire n’est pas la base du Taiji, il y a des styles où rapidement on travail à deux…. Dans le Taiji Quan, c’est « connait toi, … apprend à te connaître », et c’est déjà une pratique en soit et après le travail à deux est simple quand on a déjà de bonne base solitaire, ça se complète toujours.

Wushutao : Tout à l’heure, tu nous as dit que tu avais pratiqué la boxe du serpent

Guillaume : Oui

Wushutao : Est-ce que tu la pratiques encore ?

Guillaume : Non du tout. Non parce que je …. Je crois qu’à un moment donné, il faut se consacrer à quelque chose de complet, je sais très bien qu’en pratiquant le Taiji Quan style Chen, si je repratiquais le serpent ce ne serait pas difficile pour moi.
« Dernière édition: 13 Juillet 2008 à 22:46:32 par wushutao » Journalisée
wushutao
Invité
« Répondre #3 le: 08 Juillet 2008 à 23:14:46 »

Wushutao : C’est vrai que c’est assez proche, il y a des racines assez proches.

Guillaume : Voilà. Mais le Taiji style Chen, de par l’image de la sphère… En fait, une sphère c’est ce qu’il y a de plus complet comme figure. Aussi bien le carré, que la pyramide, que le cube…que la parallépipède tout est compris dans la sphère si on regarde bien. Quand on va dans l’intention de pratiquer comme une sphère, tous les autres mouvements sont issus, peuvent en découler par contre lorsqu’on pratiquer dans une certaine voie, c’est très difficile après d’aller vers quelque chose de complet comme la sphère. Le Chen s’est ça, on doit avec le temps ressembler à une sphère qui se déplace. Et si on est une sphère, ça veut dire qu’on ne peut pas avoir de prise sur nous mais en même temps …. On a un potentiel permanent à chaque instant et je ne connais que le Taiji Quan de l’école Chen qui a cette vision  de la sphère… il y a le Pakua, qu’on peut comparer mais si on regarde bien les alignements, les transformations…. Puisqu’on reste dans la philosophie taoïste, les transformations sont moins complètes que ce qu’on peut trouver dans l’école Chen. Après ça dépend des enseignants, il faut qu’un enseignant l’ai compris aussi, c’est toujours pareil mais c’est vrai que dans cette idée de spirale et  de continuité. Le mouvement du Taiji, c’est la continuité et la spirale…. Ça permet d’avancer sans qu’il y ait de rupture dans tous les sens.
Le corps prend…., avec la pratique, dans le Taiji de l’école Chen…. Le corps dont le centre de gravité est le Dan Tian, doit progressivement…. L’énergie qui est générée doit rayonner et s’étendre du centre vers la périphérie, ça veut dire qu’on peut développer ce rayonnement sans limite. Puisque c’est un rayonnement, il n’a pas de direction particulière, il peut être là dans l’espace et le temps… L’espace que l’on désire par l’intention, que l’on donne…. C’est quelque chose qui est sans forme en fait. Une sphère c’est …. Si on joue avec, un ballon on peut le déformer….Il y a une forme de base qui est….. C’est la forme de l’univers ou des planètes, des galaxies…. C’est toujours à cause de la gravité à aller vers la sphère et à partir de là, de cette sphère si on imprègne une force, comme c’est de quelque chose qui se soutient va naître un effet dans une autre direction, voila. Donc on applique vraiment le principe du taoïsme de l’observation de la nature.

Wushutao : Un grand merci pour cette interview.





4 - Conclusions.

J’ai reçu un accueil très chaleureux et l’ambiance était vraiment très sympathique et propice à la pratique du Taiji Quan (Tai Chi Chuan).
Ce stage a été une vraie réussite, on pouvait compter plus de 30 participants lors des initiations. En plus du stage, il y avait un stand de calligraphie tenue par une chinoise, amie des organisateurs. Les enseignants font part de grande maîtrise et savent parfaitement transmettre leur savoir.
Interview très intéressante, avec une explication de la philosophie de l’école Chen très claire.
Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur cette association, je vous invite à aller consulter leur site : Jin Gang.
« Dernière édition: 24 Juillet 2011 à 22:36:01 par wushutao » Journalisée
Wu Song
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吴宋


A.M. pratiqué(s): Shaolin WuShu Gong Fu et She Quan WuShu Gong Fu (pour faire pompeux...)


WWW
« Répondre #4 le: 09 Juillet 2008 à 11:18:31 »

Super sujet, superbes photos, beaucoup de videos pour étayer, et une interview! Gros travail! Merci WushuTao! Je trouve l'idée de reportage très intéressante, et enrichissante! Une super bonne idée!

Pour le stage en lui même, il y avait du monde en effet!

Wu Song
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artmintch
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A.M. pratiqué(s): Karaté, Arts martiaux internes chinois


« Répondre #5 le: 09 Juillet 2008 à 23:04:14 »

Si ça ne dérange pas je donne quelques explications (a déplacer ailleurs s’il le faut)

Sur la vidéo : tuishou2 on a trois sortes de « poussée de main »

 (Deux solutions : un seul donne les attaques, ou à tour de rôle)

1-intérieur :
 en faisant des cercles vers l’intérieur devant sois, une main va comme
pour frapper le visage, l’autre partenaire absorbe puis amene vers le bas,
en même temps, attaque avec l’autre main ainsi de suite.

2-Extérieur :
même principe mais cercles vers l’extérieur








3-De face avec contact du bras a deux mains
attaque avec les deux mains. Absorption et dégagement sur le coté pour
l’autre partenaire
_____________________________________________________
les mains restent bien en contact sans être trop dures ou molles   
il n’y a pas de saisie ( sauf lorsque l’on ressent que l’on peut déséquilibrer
en attirant le partenaire par exemple )



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SHIDOSHI
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A.M. pratiqué(s): KARATE/JUJITSU et bientôt tai-chi


« Répondre #6 le: 30 Mai 2009 à 13:19:44 »

merci pour ce reportage , ca me donne vraiment de commencer le tai-chi
Journalisée

Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure.
                         
                                   [Lao-Tseu]
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