Yuan Shikai (1859-1916) a connu la fin
la dynastie des Qing et le début de la république de Chine,
mais a-t-il joué un rôle dans l’un ou l’autre ?Voilà pour la super introduction avec plein de suspentes.

Non ?

Bon revenons au sujet !
Yuan Shikai était originaire du village de Zhangying de la province du Henan où son père était mandarin. Pour des raisons obscures (promotion, problème, etc… ?, je n’ai pas plus d’informations avis aux amateurs), la famille déménagea à 16km du comté de Xiangcheng pour fonder un village fortifié :
Yuanzhai, qui signifie « village fortifié de la famille Yuan ».
Lors de sa jeunesse Yuan Shikai était un féru de
Kung-Fu Wushu et de cheval. Le jeune homme voulu suivre le chemin de son père et faire une carrière administrative, malheureusement il échoua à deux reprises aux examens impériaux. Yuan Shikai pour se rapprocher de ses passions de jeunesse décida de rentrer dans l’armée avec l’aide des relations de son père, il obtint un poste dans
la brigade des Qing.
Il commença sa carrière militaire en
Corée en pleine guerre sino-japonaise. Et malgré la défaite de la Chine en 1895, ses supérieurs ne manqueront pas de remarquer son courage et son énergie lors du conflit (il est important de souligner qu’il gagna le respect en évitant une humiliation à l’armée chinoise durant le conflit, forcement ça aide

).
Voici une photo de Yuan Shikai en uniforme :Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Cette image est dans le domaine public, son droit d’auteur (copyright) a expiré.
Suites aux éloges de ses supérieurs, il sera nommé
conseillé en modernisation de l’armée chinoise à Pékin. Pour réformer l’armée, le jeune homme va prendre exemple sur les armées européennes pour fonder
la nouvelle armée de Chine.
Yuan Shikai gagnera le respect de tous avec son écrasante victoire en 1900 lors de la révolte des « boxeurs », ce qui lui vaudra en 1901 le poste de
« commissaire chargé des questions militaires et diplomatiques » en Chine du Nord. Cette nouvelle fonction lui permettra de continuer la modernisation de l’armée et aussi celui du système d’enseignement.
On lui demanda de mater la rébellion républicaine du 10 octobre 1911; suite à ses victoires écrasantes à Hankou et à Hanyang, il ouvrit des négociations avec les révolutionnaires. Il arrivera à ramener le calme dans le pays et à négocier avec les Qing certaines demandes des révolutionnaires, c’est-à-dire : une amnistie pour les révolutionnaires, une autorisation des partis politiques, une Assemblée Nationale et pour lui-même de se faire confier les pleins pouvoirs.

Les révolutionnaires entre temps avaient nommé
Sun Yat-sen comme premier président provisoire de la République de Chine ; Yuan Shikai tentera dans le plus grand secret de négocier avec Sun Yat-sen, ce qui n’empêchera pas ce dernier de proclamer la République à Nankin le 29 décembre 1911. Yuan Shikai se voit « dépossédé » de ses pouvoirs, mais il n’a pas dit son dernier mot ……….

En 1912 avec quelques subtiles actions (principalement en faisant croire qu’il va adhérer au Guomindang), il arrive à se faire élire
président de la République le 12 mars 1912, il avait de la ressource le monsieur.

Etant au pouvoir, il en profita pour se faire nommer président à vie et mettre en place sa dictature. Il jugea que la République n’était qu’une période de transition pour mettre fin à la dynastie des Qing et décida de remettre en place la monarchie en
s’autoproclamant Empereur.
Voici une photo de l’empereur :Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Cette image est dans le domaine public, son droit d’auteur (copyright) a expiré.
L’Empereur Yuan Shikai meurt en mars 1916, et avec sa disparition sonne la fin d’un régime autoritaire. Malheureusement pour le peuple, il laissera sa place aux seigneurs de guerre pendant 5 ans jusqu’à la fondation du Parti Communiste chinois le 1er juillet 1921 et vous connaisez la suite.
