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Techniques-MartialesLa pratiqueCultureHistoire / Traditions (Modérateur: Wu Song)Le Japon Medieval au temps des guerriers
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Auteur Fil de discussion: Le Japon Medieval au temps des guerriers  (Lu 1455 fois)
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« le: 27 Octobre 2014 à 10:41:48 »

allez un peu de culture

<a href="http://www.youtube.com/v/K1Royn8jSHQ&amp;rel=0" target="_blank">http://www.youtube.com/v/K1Royn8jSHQ&amp;rel=0</a>
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« Répondre #1 le: 17 Septembre 2017 à 22:58:16 »

https://argoul.com/2013/12/04/yukio-mishima-le-japon-moderne-et-lethique-samourai/
 
  Résumé discutable, mais livre à lire... Témoignage d'une vision du monde

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« Répondre #2 le: 18 Septembre 2017 à 08:25:50 »

Livre très intéressant

si tu fouille sur le forum tu trouveras la fiche de lecture que j’avais faite pour mon DIF sur cet ouvrage.

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« Répondre #3 le: 19 Septembre 2017 à 00:21:46 »

Ça m'étonne quand même que Pierre-François Souyri parle d'une manière si anecdotique du shintoisme dans cet entretien, alors qu'il s'agit quand même de la religion fondatrice du Japon qui valide le statut de monarque divin de l'empereur. C'est probablement pour rester dans une analogie entre le moyen-âge européen et le japonais mais quand même...A l'écouter, on croirait que le shintoisme est un folklore secondaire.
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« Répondre #4 le: 19 Septembre 2017 à 09:36:21 »

Super intéressant le monsieur.
@Hattori, je pense que c'est dur dans un entretien de 18min de parler de tout se qui constituait les fondements du modèle sociétal japonais. C'est vrai qu'il en parle littéralement 5sec . Tu connaissais cet historien?

Au passage, c'est marrant, "Le Japon moderne..." c'est se que je lis en ce moment. Je sais pas si c'est parce que l'auteur écrit un récit sur des événements concrets et est vachement partial dans sa vision du monde par le hagakure, ou si c'est juste parce que je n'ai que 20 ans (si jeune... ) mais j'ai du mal à rentrer dedans...
Après tout j'ai remarqué qu'on a toujours plus de mal à rentrer dans un bouquin auquel on ne s'identifie pas.
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« Répondre #5 le: 19 Septembre 2017 à 11:10:27 »

https://argoul.com/2013/12/04/yukio-mishima-le-japon-moderne-et-lethique-samourai/
 
  Résumé discutable, mais livre à lire... Témoignage d'une vision du monde




Allez j'ai retrouvé ma fiche de lecture de l'époque

J'ai eu à faire une fiche de lecture pour un diplome sur un ouvrage de Mihima qui illustre bien le sujet la voici:


Le Japon moderne et l’éthique samouraï
Par MISHIMA Yukio


Novembre 1970, à 45 ans, l’écrivain Japonais MISHIMA Yukio se donne la mort selon le rituel samouraï du seppuku. Ce geste venu d’un autre âge, il le commet au quartier général des forces d’autodéfense à Tokyo quasiment devant les médias. Dans le bureau du Général, il va se faire subir l’éventration avant que l’un de ses camarades ne le décapite selon la tradition. Trois ans plus tôt en 1967, il écrit un livre qui explique cet acte « Le Japon moderne et l’éthique samouraï ». Cet ouvrage repose sur l’analyse d’un texte du XVIIème siècle écrit par un samouraï YAMAMOTO Jocho : le HAGAKURE.

I : le Hagakure de MISHIMA
Hagakure signifie « caché derrière les feuilles » ce qui veut dire qu’à l’époque de sa rédaction, c’était un ouvrage confidentiel voir secret. Ce texte prend la forme d’un recueil de règles édictées par un samouraï du XVIIème YAMAMOTO Jocho (1659-1719). Ces règles disparates définissent l’ensemble des principes moraux et pratiques qui doivent (selon l’auteur) régir la vie du samouraï. Ce livre confidentiel a connu un regain d’intérêt dans le Japon nationaliste et militariste de la seconde Guerre Mondiale. C’est durant cette période que MISHIMA découvre cet ouvrage qui va bouleverser sa vie. MISHIMA comme YAMAMOTO sont des rebelles à leur époque. Tous deux dénoncent la déliquescence des mœurs de leur temps et l’évolution du Japon dans une période de paix. (Pour YAMAMOTO c’est la période du Shôgunat des TOKUGAWA qui a unifié le Japon)

Malgré le fait qu’il vive comme un occidental, qu’il est une grande connaissance de la littérature  européenne et américaine, MISHIMA est un anachronisme dans le Japon américanisé des années 70. Face à la société de consommation et à la transformation démocratique du pays, il vit dans la nostalgie du Japon ancien et éternel. Un Japon quasi phantasmé qu’il retrouve dans le HAGAKURE dont la lecture est pour lui « rafraichissante ». Aussi dans cet ouvrage « le Japon ancien et l’éthique samouraï », tout est dit dans le titre. Il plaque l’œuvre de YAMAMOTO sur la société japonaise du XXème siècle et le réquisitoire est sans appel.
 
Pour lui en effet la société moderne est sans saveur. Face à une jeunesse « entiché du style Cardin » qui vénère des idoles du base-ball, face à une société qui privilégie le compromit démocratique sur l’action, MISHIMA dresse les règles du HAGAKURE qui posent comme postula : « Je découvris que la Voie du Samouraï, c’est la mort » « Tenu de choisir entre la mort et la vie, choisi la mort. Rien n’est plus simple. Rassemble ton courage et agis… ».  Le HAGAKURE et MISHIMA nous décrivant « l’homme d’action » celui dont la vie n’est pas mesurée à l’aulne de la durée mais à celle de son intensité. C’est le guerrier des temps anciens dévoué corps et âme à son seigneur prêt à tout moment à sacrifier sa vie, comme l’on fait les 47 rônins pour venger leur seigneur. La société moderne « fait de la vie un gain et de la mort une perte » face à cette logique comptable, MISHIMA préfère voir la mort comme le point d’orgue de la vie et non pas sa fin.

II : Les principes de vie du HAGAKURE
MISHIMA distingue « trois philosophies ». La première est celle de l’action. C’est « la fonction de la subjectivité dont la conclusion est la mort ». MISHIMA précise « La philosophie du HAGAKURE fait de l’action le moyen le plus efficace d’échapper aux limites du moi » il écrit aussi « dans l’étroitesse de la condition humaine je choisi l’éternité ». Ici donc nulle réflexion, nul calcul, seule l’action pure est retenue comme un élément d’humanité. La seconde philosophie  est celle de l’amour.  MISHIMA écrit : « l’amour pour une femme ou pour un homme, s’il est pur et chaste, ne diffère en rien de la loyauté et du dévouement dus au seigneur ». MISHIMA nous explique ici qu’au Japon on ne distingue pas entre le sentiment amoureux et la loyauté. Dans les deux cas seul compte la « pure sincérité instinctive qui mène directement à un idéal qui mérite que l’on lutte voir que l’on meure pour lui ». Ici encore nul politique l’amour pure est instinctif (là encore on peut citer en exemple l’histoire des 47 rônins). La troisième et dernière philosophie et celle de la vie. Dans le HAGAKURE la vie et la mort sont les deux faces d’une même réalité. Dans cette logique, le temps « ne mérite pas le respect que nous lui vouons ». Face à la mort « il n’est de vérité que d’instant en instant ». La vie devient ici une succession de présents dont le seul critère est l’intensité.

A partir de là, MISHIMA passe en revue 49 principes de vie en suivant l’ordre du HAGAKURE. Ils sont très disparates, très philosophique (l’éloge de l’énergie) ou très terre à terre (comment se conduire dans une beuverie). Mais tous ont un but commun qui est l’élévation de l’homme d’action vers une pureté qui lui permet de magnifier son humanité. Ils peuvent se résumer ainsi l’énergie est le seul principe moteur de l’action. Il n’y a ici donc aucun jugement ni avant ni après seul compte la conviction instinctive que l’on met dans ses actes. MISHIMA d’expliquer : « Un lion ne peux faire autrement que de charger tout droit jusqu’au bout du champ qui s’ouvre devant lui. C’est ainsi qu’un lion démontre qu’il est un lion. »

A la fin de l’ouvrage MISHIMA nous présente la version japonaise de la mort selon le HAGAKURE. Il explique ici que la mort n’est jamais vaine et ce quelque soit la façon dont elle vienne. Choisie ou subie, glorieuse ou futile, la mort « a une dignité en tant que mort d’un être humain ». C’est un concept absolu qui dépasse largement la relativité des jugements humains. Face à cela tout est relatif même la cause pour laquelle on peut mourir. Mais cela suppose une condition : que l’on soit prêt à mourir. « La destruction de soit même, c’est le fait de la libre volonté de l’homme ». C’est cela selon MISHIMA, cette liberté, qui fait l’humanité de l’homme d’action.

III : Commentaires
Pour un occidental, « Le Japon moderne et l’éthique samouraï » peut être déroutant.
En effet, il est l’expression de ce qu’il y a de plus profond dans la culture nippone ancienne. De plus en le lisant il nous revient en mémoire les sacrifices des pilotes Kamikazes sur les portes avions américains. MISHIMA lui même nous rappelle que c’est la phrase du HAGAKURE « Je découvris que la Voie du Samouraï, c’est la mort » qui a servi à fanatiser ces jeunes gens. Il précise plus tard dans son ouvrage que l’état d’esprit dans lequel les kamikazes ont sacrifié leur vie « est ce que la longue histoire du Japon offre de plus proche du clair idéal d’action et de mort proposé par le HAGAKURE ». Il nuance ces propos dans le même passage en reconnaissant que nombre de ces pilotes « ont été poussés de force à la mort. » Le mot Kamikaze résonne encore aujourd’hui aux quatre coins du monde (même si ce n’est pas la même réalité) et nos démocraties font face toujours aujourd’hui à des fanatismes.

Pour YAMAMOTO les êtres humains sont des pantins, leur existence est futile et la vie en général n’est qu’un songe. Ce nihilisme peut choquer car il est contraire à notre vision humaniste du monde. Mais il a l’avantage de nous rappeler que tout le monde ne pense pas comme nous et notre conception de la vie et de l’humanité n’est pas partagée par tous. Cet ouvrage a été écrit en 1967 dans un Japon encore traumatisé par la défaite, deux bombes atomiques, et par la présence étrangère sur un sol qui est sacré. En très peu de temps les américains ont fait du japon une démocratie « à l’américaine » qui dans la logique de la guerre froide devait devenir un allié des Etats Unis. (L’histoire se répétant, on peut faire un parallèle entre le Japon américanisé de MISHIMA et l’Irak actuel. Les deux pays sont passés d’une dictature à une guerre et à une démocratie imposée par les vainqueurs.)

Ce changement pour MISHIMA est insupportable. Pour lui c’est la remise en cause du Japon ancestral et de ses valeurs. Il ne voit pas comme nous la démocratie comme un progrès ni la société de consommation comme une évolution. Pour lui comme pour YAMAMOTO dans le Japon des TOKUGAWA la paix, la stabilité et la prospérité ne sont pas des progrès mais des ferments de dégénérescence. La leçon de cet ouvrage est de nous dire que les valeurs humaines sont contingentes dans l’espace et le temps et qu’il ne faut pas préjuger de la réaction des hommes. En s’ouvrant le ventre MISHIMA a exprimé son amour pour le Japon de ses ancêtres et sa liberté.

Pour un pratiquant d’arts martiaux ce livre est une référence.

Il faut préciser ici que MISHIMA était un pratiquant de Kendo et de Iai do de très bon niveau. On retrouve en filagramme dans son essais sur le HAGAKURE tous les principes qui participent à la pratique des arts martiaux : la vigilance, la décision, les apparences, la résignation (acceptation) face à la défaite (pour lui la mort, seul celui qui a peur de la mort perd), l’honneur, la relativité des choses etc. Face à une lame qui coupe comme un rasoir, comme dans la vie du samouraï, il n’y a aucune place pour la réflexion tout est une histoire de conditionnement. Seuls des automatismes peuvent sauver le Bushi dans un duel, il en va de même en calligraphie, dans l’art du thé etc la pureté de l’instinct est mise en valeur.

Mais cet ouvrage est loin d’être austère. Certains passages sont même d’une certaine libéralité : « Les poissons ne vivent pas dans l’eau claire » cette phrase signifie que la perfection n’est pas de ce monde. Elle nous montre que la voie du samouraï est difficile et que c’est pour cela il nous faut être humble, tolérant face aux erreurs et aux difficultés des autres.

Conclusion :
Cet ouvrage est intéressant car il est le dernier témoignage de ce qui était l’esprit du Japon ancien. Il est à mettre dans la lignée du code du Bushido et d’ouvrage comme le Go Rin No Sho de MUSASHI Miyamoto.  L’histoire du Japon moderne (depuis Meiji) n’a été faite que de ruptures face auxquelles il y a eu beaucoup de révoltes des tenants de la doctrine samouraï. Ce livre est une révolte de plus face à la dernière évolution du japon après la défaite de 1945. Alors certes, MISHIMA fait fi  de la souffrance de son pays et de ses contemporains durant la guerre et certains pourront penser qu’il va un peu vite en besogne en appliquant des règles du XVIIème siècle sur une société du XXème. Mais là encore nous sommes face à un acte instinctif devant une agression. MISHIMA écrit ce livre comme une coupe de sabre.

Pour terminer, il faut bien voir que cet ouvrage et le suicide de l’auteur trois ans après sont en contradiction avec l’évolution politico-économique du Japon. En effet, il est intéressant de remarquer que la pyramide féodale a glissé pour devenir celle de l’économie et de la politique. Le costume a remplacé le hakama et l’ordinateur le sabre mais l’esprit reste le même. Dans une économie libérale qui est devenu depuis une des premières du monde, « l’éthique samouraï » garde une certaine actualité.

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« Répondre #6 le: 19 Septembre 2017 à 23:07:33 »

Citation
j'ai du mal à rentrer dedans...

C'est assez normal. Le hagakure est, de base, un écrit assez... spécial. On est dans un cas assez extrême.

Citation
il est le dernier témoignage de ce qui était l’esprit du Japon ancien

C'est à nuancer. Le hagakure représente une forme d'extrémisme intellectuel et ses conclusions sont très rigides. Quand on lit d'autres œuvres du Japon ancien, on a rarement une telle psychorigidité sur un nihilisme pathologique.
Même la fameuse histoire des 47 ronins n'est pas aussi mentalement décalée.
Le Hagakure est une pensée radicaliste qui, même à son époque avait des accents jusqu'au-boutistes... S'il est devenu si célèbre c'est surtout à cause du Japon ultranationaliste du XXe siècle.
C'est en tous cas mon ressenti au fil de diverses lectures.
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« Répondre #7 le: 20 Septembre 2017 à 04:33:31 »

Super intéressant le monsieur.
@Hattori, je pense que c'est dur dans un entretien de 18min de parler de tout se qui constituait les fondements du modèle sociétal japonais. C'est vrai qu'il en parle littéralement 5sec . Tu connaissais cet historien?

Non je ne le connais pas. Par contre il prends le temps d'évoquer le bouddhisme assez longuement alors que le shintoisme passe carrément en second plan. Bien qu'il est difficile d'aller où que ce soit au Japon sans croiser de sanctuaire shinto ! Probablement même plus que de temples bouddhistes. Mais je pense que cet entretien insiste surtout sur les similarités entre le moyen-âge japonais et l'européen, et que le bouddhisme était bien plus pertinent pour cette mise en parallèle. Alors que la religion animiste qu'est le shintoisme nous renvoie à une période bien plus lointaine dans nos contrées.

N'empêche, ce prisme très spécifique pour approcher le sujet peut emmener le néophyte à avoir une vision très lacunaire du sujet, l'air de rien.
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« Répondre #8 le: 21 Septembre 2017 à 09:12:34 »

N'empêche, ce prisme très spécifique pour approcher le sujet peut emmener le néophyte à avoir une vision très lacunaire du sujet, l'air de rien.

Du coup oui, c'est vrai que ne connaissant pas du tout l'histoire de la société japonaise et ses fondements, ce que je sais se calque à son explication. Même au delà de vouloir faire un parallèle, et avec tout le respect dû à ce professeur, il donne l'impression de vouloir montrer qu'il est l'un des seuls à avoir fait ce genre de parallèles (après tout peut-être ^^).


Ce changement pour MISHIMA est insupportable. Pour lui c’est la remise en cause du Japon ancestral et de ses valeurs. Il ne voit pas comme nous la démocratie comme un progrès ni la société de consommation comme une évolution. Pour lui comme pour YAMAMOTO dans le Japon des TOKUGAWA la paix, la stabilité et la prospérité ne sont pas des progrès mais des ferments de dégénérescence. La leçon de cet ouvrage est de nous dire que les valeurs humaines sont contingentes dans l’espace et le temps et qu’il ne faut pas préjuger de la réaction des hommes. En s’ouvrant le ventre MISHIMA a exprimé son amour pour le Japon de ses ancêtres et sa liberté.

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Qu'est-ce que tu veux dire par "ferments de dégénérescences" ? Et du coup qu'est-ce que le progrès si ce n'est pas la paix selon eux ?
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« Répondre #9 le: 25 Septembre 2017 à 11:50:04 »

Qu'est-ce que tu veux dire par "ferments de dégénérescences" ? Et du coup qu'est-ce que le progrès si ce n'est pas la paix selon eux ?

Mishima était un nationaliste, nostalgique d'une époque féodale, alors la "Pax Americana" a été très très mal vécue par ces gents là. Surtout qu'en plus les américains ont interdits nombres d'organisations liées au arts martiaux ayant soutenu le militarisme japonais.

L'histoire à souvent montrée que la paix du vainqueur peut être rejetée.
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« Répondre #10 le: 26 Septembre 2017 à 01:58:45 »

Allez j'ai retrouvé ma fiche de lecture de l'époque


  Merci ! 
  Sur le Hagakure : comme le suggère l'étymologie (ou les caractères...), il ne s'agit pas d'écrits figés, univoques... On aurait bien tort d'en faire un dogme. Ce qui a plu à Mishima, c'est justement l'ironie et la liberté d'esprit d'un auteur (involontaire, car il n'a rien écrit...) et d'une œuvre qui n'évoquent la mort que pour mieux exalter la vie... Car y aurait-il, sans raisons de mourir, des raisons de vivre et d'exister ?   
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« Répondre #11 le: 26 Septembre 2017 à 02:01:38 »

  En écrivant son commentaire, Mishima Yukio a fait, au sens plein du terme, œuvre de provocateur.
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« Répondre #12 le: 26 Septembre 2017 à 02:06:02 »

  Pour comprendre Mishima, un auteur entre l'Art et l'Action (文武両道) :
https://www.youtube.com/watch?v=cMzWXyPtec0
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