Peignoir, pantalon qui ressemble à une jupe,...J'adore les comparaisons utilisées ici.

C'est à se demander si dans la culture occidentale, les vêtements amples ne sont pas soit réservés aux femmes, soit aux dormeurs. Ha non, j'oublie les prêtres et les gens du barreau.

Ben je suis désolé mais un kimono n'est rien de plus qu'un peignoir...
Bref, on va voir dans quel ordre on porte tout ça.
Tout d'abord,
le juban: c'est une "sous-veste" qui est portée à même le corps, en gros, les sous vêtements. Souvent en tissu très fin.
Juban:
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www.bugei.comLe hakama-shita est un kimono court et fendu a l'arrière, spécialement destiné a être porté avec le hakama. On peut à la place porter
un kosode, qui a l'avantage d'avoir des manches courtes aussi. Mais il n'est pas fendu a l'arrière, ce qui est gênant quand on le porte avec un hakama. Le kimono dans son sens originel est a proscrire pour les guerriers et les artistes martiaux: les manches sont très longues, le vêtement est souvent en tissus lourds et il n'est pas fendu non plus.
Remarque: il existe de nombreuses variantes du kimono au japon, que ce soit pour femmes ou pour hommes, selon la période de l'année, selon l'usage (intérieur, extérieur, sous-vêtement ou vêtement, cérémonies, etc.) Par exemple, le yukata, qui est un kimono informel féminin léger, sans doublure, plus court, aux couleurs souvent vives porté en été et coûtant en moyenne 50€, sera très différent d'un furisode, très formel, aux manches très longues (jusqu'à 1,10m
), porté par les femmes célibataires aux cérémonies, coûtant jusqu'à 4000€ ...Le hadagi est la veste portée au dessus du hakama-shita, qui sera retenue par le obi.
Sur l'image suivante, le hakama-shita est appelé le "underkimono vest"Hadagi sur hakama-shita:
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www.japonic.comLe obi est tout simplement la ceinture. Selon le sexe et le niveau de richesse du porteur, elle sera plus ou moins large, plus ou moins travaillée. (le obi masculin est en moyenne large de 5 à 8cm, celui des femmes peut mesurer entre 10 et 18cm) De nos jours, pour nous, pratiquants, elle sera surtout fonction de l'art que l'on pratique: en iaïdo (art du sabre) le obi est souvent plus large, afin de mieux tenir la saya (fourreau).
Remarque: il existe plus d'une douzaine de sortes de obi, et 6 manières traditionnelles de le nouer, si vous vous y intéressez, voici
un petit lien qui en décrit certains.
Exemple d'un obi féminin et d'un noeud traditionnel:
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www.nunoya.comEnsuite, vient
le hakama: pantalon très large, porté à l'origine par les nobles d'Edo et les cavaliers (souvent de riche extraction, parce qu'un cheval, ça coute bonbon a l'époque). 7 plis, comme je le disais, 5 devant et 2 derrières. Il possède souvent une plaque de maintien lombaire, le koshiita, a l'origine en bois fin, de nos jours souvent en caoutchouc. Il est a noter que ce dosseret est a but martial; le hakama des prêtres et prêtresses n'en comportent pas.

De même, les femmes portent un hakama de type "jupe", donc qui n'est pas séparé en 2 jambes.
Différents hakama:

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www.budovideos.comPour finir, il faut ajouter aussi
le haori, qui est une veste très amples et longue (arrivant au genoux pour l'homme, un peu plus pour les femmes. On ferme cette veste par des haori-himo, qui sont des cordelettes tressées. Les motifs sont fonctions du rang, de l'âge, de la richesse et surtout du moment et de l'endroit ou l'on est. Par exemple, un haori de cérémonie sera souvent plus ouvragé qu'un haori "de détente".
Haori masculin traditionnel:
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www.blogspot.comHaori masculin moins formel:
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www.ec51.comPour les pieds, il y a soit
les tabi, soit les
jikatabi, qui sont des chaussettes séparant le gros orteil des 4 autres orteils. Les rikio(jika)tabi vont jusqu'à la cheville, alors que marugo(jika)tabis montent a mi-mollet.
Rikio Tabi :
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Marugo Jikatabi:

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Les jikatabi peuvent être portées seules, car elles possèdent une semelle, a l'origine en cuir, de nos jours de plus en plus souvent en caoutchouc.
Les tabis quand à elles ne sont que des chaussettes, et l'on doit donc porter avec
- soit
des zoris (sandales plates en paille, en tissus, en cuir ou même en algue tressée; comportant soit deux sangles croisées, soit deux sangles se rejoignant pour n'en faire qu'une qui passe entre le 1er et le 2ème orteil; pouvant comporter aussi une sangle de maintien au niveau du tendon d'achille.),
- soit
des waraji (sandales intégralement faites en pailles tressées),
- soit
des geta (sandales en bois, comportant souvent des lames de bois en dessous. Selon
Wikipedia:
Le plus connu en Europe est composé d'une planche de bois brut, dite dai (台 - support), sur laquelle on pose le pied, lequel est maintenu par une lanière passant entre le premier et le second orteil. Le dai repose sur deux lames verticales de bois, dites ha (歯, les dents). Le claquement de ces lames contre le sol lors de la marche est très caractéristique.
Différents types de chaussures:
Zori en paille tressée, avec une semelle en bois fin:
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store.japan-zone.comZori modernes, en paille et en caoutchouc:
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www.lejaponais.frZori avec lanière de maintien, en paille tressée et cuir:
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www.karankoron.comZori en "x", lanières en coton, semelle en bois:

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www.ktksports.comWaraji:
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www.karankokon.comGeta simples:
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www.ee0r.comGeta traditionelles:
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www.lejaponais.frGeta ouvragées:
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Copyright: inconnu, image trouvée sur
blogspot.comA l'époque edo, et encore de nos jours, on ne porte normalement aucun bijoux quand on est habillé de manière traditionnelle. C'est pour cela que le obi et le haori sont souvent très ouvragés, puisqu'ils sont la partie la plus visible de la tenue.
De même, les accessoires sont ouvragés en rapport avec le rang et l'occasion. Ces accessoires sont le
tessen (l'éventail de guerre), le
gunbai (l'éventail traditionnel, un panneau fixe sur un manche) et les
hashi (baguettes portées dans les cheveux). Ces dernières peuvent être en bois (essences de cerisiers, d'érable souvent), en bambou, en cuivre, en ivoire, en argent ou en or, voire même dans certains cas en os ou en corne.
Le tessen peut avoir deux formes; soit un "bloc" métallique, utilisé alors comme arme défensive et inutilisable comme éventail; soit sous la forme d'un éventail repliable, proche de ce que l'on connais en Europe. Sous cette forme, il est formé soit de lamelles sur lesquelles sont collées un "tissu", soit de lamelles plus larges restant bords à bords.
Dans les deux cas, il peut servir d'arme, car l'on peut affuter ses pointes. Il est quand à lui souvent en métal, mais la partie "tissu" peut être en feuille de riz, en coton voire en soie.
Gunbai:
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shingen.iooo.jpGunbaï ouvragé:
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Copyright: inconnu, image trouvée sur
www.blogspot.comTessen "bloc":
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Copyright: l'auteur de l'image, Mkill, en dit:
"Moi, propriétaire du copyright de cette œuvre, la place dans le domaine public. Ceci s'applique dans le monde entier.
Dans certains pays, ceci peut ne pas être possible ; dans ce cas :
J'accorde à quiconque le droit d'utiliser cette œuvre dans n'importe quel but, sans aucune condition, sauf celles requises par la loi."Tessen avec lamelles fines et tissu:
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Tessen a lamelles larges:
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webme.comConcernant les couleurs et les motifs, ils sont de nouveau fonctions de nombreuses choses. Cette symbolique de couleurs est très ancrée au Japon.
Le blanc est symbole de mort et de pureté, le rouge (porté presque exclusivement par les femmes) est un symbole de virginité, de bonheur et de sincérité. On dit aussi du rouge qu'il éloigne les démons, c'est pour cela que les portes des temples shintoïstes et des portes d’entrée des maisons sont rouges, et que les palanquins servant au transport des nobles et des jeunes mariés sont de cette couleurs. Dans la vie courante, on dis qu'un ruban rouge porté autour du poignet porte chance et éloigne les esprits malins.
Le bleu est la couleur associée a la conjuration du mauvais sort, mais aussi au mal.
Bref, je parle je parle, et le temps passe...
Je pourrais encore parler des différents chapeaux que portaient les guerriers et nobles japonais... Mais plus tard...