Bonne interprétation !!
La réponse est la suivante, bien entendu, c'est celle qu'on m'a apprise, il se peut qu'il y ait des interprétations variables sur certains points :
Notre sabreur est assis, son adversaire l'attaque de côté, debout et en shomen (coupe droite verticale).
Le sabreur se lève et dégaine en même temps à la fois pour sortir de la ligne centrale et aussi pour se protéger de la coupe de l'adversaire.
Il y a un débat ici car on se dit que si le sabreur sort de la ligne centrale, il n'a pas réellement besoin de se protéger, d'ailleurs on ne sait pas si son sabre intercepte celui de l'adversaire à ce moment-là.
Il met un pied en arrière en gardant néanmoins sa structure droite et à la répartition du poids de manière équilibrée sur les deux pieds (donc pas de déséquilibre en arrière, chose qu'on peut retrouver dans d'autres écoles).
Le positionnement du sabre derrière la nuqe sert effectivement à garder une certaine liberté pour revenir sur l'adversaire sans se couper et en ayant un espace permettant un mouvement fluide.
Le regard reste dans la direction de l'attaquant. Cette partie devrait s'exécuter rapidement car il faudrait réagir vite, nous sommes sorti de l'axe central et nous avons dégainé, mais l'adversaire a continué sa coupe donc il ne pourra rester à attendre dès qu'il aura vu qu'il nous a manqué.
Hélas pour lui, le fait de terminer sa coupe vers le bas et le fait qu'on soit sorti sur le côté nous permet de voir sa faille : sa hanche.
Nous revenons directement sur cette faille ainsi exposée en le coupant dans une coupe kesa geri (diagonale mais proche de la verticale : canon propre à l'école MSR).
En fait, notre sabreur se fait attaquer par une seule coupe shomen, c'est tout.
Voilà, ça me permet de réviser un peu !!
