Salut à tous.
Je suis tombé sur ce sujet sur google. Très intéressant. Je pratique moi même le karaté Shorin Ryu depuis trois ans ( 2e kyu ) et le Matayoshi kobudo depuis cette année au sein de l'école Oshukai.
Je suis les cours de Sensei Alphone Francine ( Renshi en karaté et Jun Renshi en kobudo ) à Aulnay sous bois et Montmorency.
C'est le premier Art martial que je fais mais "je suis tombé amoureux" :p
L'esprit qui règne dans cette école est incroyable. Je n'avais jamais vu ça de toute ma vie "d'ocidental"!
Comme l'a très bien dit mon "confrère" de Beaugency (salut à toi !! d'ailleurs, qui es tu?! ) les entraînements sont très variés! Il existe une certaine hiérarchie des différents exercices :
-Les Kihons ( séries ) Il y en a trois : Kihon waza dai ichi, ni et san . Kihon waza dai ichi s'apprend dès le début ( on commence souvent par ça ). Ca surprend quand on commence! On a vraiment une très faible impression de kime dans le zuki. Sûrement par ce qu'on croit (à tord) que le corps doigt être rigide.. Au programme, coups de poing ( zuki, gyaku zuki et 3 autres mouvements ) coups de pieds ( mae geri, yoko geri, mawashi geri, ushiro geri) et bien entendu tout un panèl de blocage/riposte "simples" ( au total 5 séries de différents"coups de poings", sur le retour on effectue le blocage, et entre chaque série de coup de poing on a les séries de coup de pied), Ensuite viens Kihon waza dai ni, qui s'apprend en général vers la ceinture orange. Les coups de poings sont doublés pour s'entrainer encore plus au travail de hanche primordial dans un coup porté. Idem pour les coups de pieds ( le travail des doubles coups de pied est très difficile à maîtriser, surtout pour le double ushiro geri ^^ ). Il a bien sûr un large panel de blocage/riposte. Cette seconde série est beaucoup plus éprouvante physiquement que la première. Un des travails primodriaux est l'acquisition des positions de jambes ( moto sachi, zen kutsu, neko ashi dachi, shiko dachi et naihanshi dachi ). Les élèves doivent apprendre à placer leur corps et surtout l'ensemble pied/jambe/hanche/tronc. Un blocage shuto uke ne se fait pas en moto dachi (position debout) car sinon aucune hanche... ce n'est u-qu'un exemple, chaque mouvement de bras étend associé à une des positions ci-dessus). La seconde série demande également un peu plus de fluidité que la première et prépare à la 3eme série dans ce sens.. Kihon waza dai san est composé de 5 séries de mouvements. Le premier mouvement est par exemple : j'avance d'un pas, je bloque ushi uke, puis soto uke puis maegeri sur place suivit d'un gyaku zuki. Les autres mouvements vont en complexité croissante.. Pour mapart ma vision s'arrête là... ça bosse dur ^^ . Il faut savoir, comme le répète souvent mon Sensei, que les séries ne sont pas là pour "faire beau" et pur. C'est vraiment là ou on apprend l'alphabet qu'un combattant doit apprendre. Je finirais sur les kihons par dire que les trois kihons sont travaillés en permanence. Une ceinture noire doit travailler bien sûr la troisième série, mais il passe également beaucoup de temps ( je dirais quasiment la moitié si ce n'est pas plus ) sur les deux premières : il y a toujours des choses à travailler dans les séries!!!
Les katas : en shorin nous en avons 10 plus les katas supérieurs ( je crois qu'il y en a 5 ou 6 ). Shorin avait parlé des katas plus haut, je vais pas le paraphraser. Je voudrais juste répondre à une question qui a été posée. Pourquoi nous apprenons au ceinture blanche le kata Naihanshi shodan? Et bien c'est que c'est un type de kata "particulier" (j'entend les trois naihanshi) et qui demande pas mal de travaille. Il permet de travailler le durcissement ( on réalise le kata pendant que sensei se fait plaisir sur nous.... ), la respiration, la position si particulière des jambes pour améliorer la stabilité et protéger les bijoux de famille. Bref, c'est dans l'esprit de l'école que d'apprendre ça tôt. Bien sûr les ceintures blanche/jaune n'ont pratiquement jamais droit au durcissement. Ca se mérite :p Les katas sont un premier niveau de combat. Dans certains styles, cette question de niveau n'existe plus trop. Nous suivons l'évolution traditionnelle qui mène au combat : kata, kata kumiwaza, kata bunkai, kata bunkai oyo, dojo kumite (combat). Ainsi, les kata kumiwaza permettent de travailler le kata avec de vraies attaques ( qui doivent néanmoins être contrôlées). Ensuite les katas bunkai permettent d'appliquer avec cette fois ci des coups portés (j'entend dans l'intention..) une séquence de mouvements du kata.
Le dojo kumite est le combat. Il est sûrement facile de "se battre", mais tenter d'appliquer les techniques apprises lors d'un combat n'est pas facile. Mais avec le travail, tout est possible. Sincèrement. J'ai la chance d'avoir un sensei très expérimenté et c'est un bonheur de suivre ses cours. Grâce à l'association Oshukai, est organisé également régulièrement des stages dévolu exclusivement au dojo kumite. Ils étaient donnés par le Sensei Mouloud BOUMEDHEL qui étaient un des meilleurs combattants que j'avais vu. Il nous a malheureusement quittés fin décembre. Je suis convaincu que tous ses élèves reprendrons le flambeau et que l'on continuera malgré tout à se retrouver 3 fois par an. Ces entraînements sont d'une extrême intensité! Il faut avoir le coeur accroché ( 2 heures le matin, 2 heures l'apres midi..).
Comme le shorin est un style traditionnel, il existe également beaucoup d'autres exercices qu'a cité "shorin ryu" . Je vois deux groupes (je ne connais pas tout) : les exercices de musculation traditionnel ( les shishi par exemple) et les exercices de renforcement. J'insisterais sur ce point, car il est primordial je crois dans la pratique du shorin. Nous pratiquons très régulièrement le durcissement. On se durcit les avant bras (intérieur/extérieur) en se frappant avec les poings, les jambes (intérieur/extérieur) et les cuisses (intérieur/extérieur) en frappant avec les pieds. Enfin on se durcit aussi "le flanc" en frappant avec un mawashi geri au niveau des aisselles ( il faut bien rentrer les coude sinon c'est l'ognon sur le dessus du pied pour le gentil partenaire qui vous aide à vous durcir!!!).
En shorin, on travaille très très souvent à deux ( parfois trois ). Et le respect du partenaire est fondamental. Pour les débutants, le principal est de contrôler ses coups. La chose très intéressante je trouve est qu'on peut s'entrainer avec n'importe qui. De toute manière l'entraienement sera bénéfique pour les deux : par exemple sur le durcissement de la cuisse extérieur, le débutant bénéficira des conseils du gradé, qui lui travaillera sont mawashi geri de manière "fouettée" c'est à dire avec puissance mais un extème contrôle. En parlant de contrôle, j'ai moi même commencé à apprendre à donner des zukis au visage en s'arrêtant à la peau : très impressionnant, très dur, mais alors tellement bénéfique!
L'école Oshukai dispose de dojo un peu partout en France ( et aussi dans beaucoup d'autres pays ). C'est une grande famille qui prend beaucoup de plaisir à se rencontrer à (beaucoup) d'occasion. L'ambiance est vraiment agréable. Je ne sais pas comment c'est dans d'autre style de karaté, mais je fus très agréablement surpris ( je n'étais pas forcément venu pour ça au début ). Je trouve que ce qui est très intéressant, c'est que ce style s'adresse à tout le monde. L'école jouis d'un diversité de pratiquant extraordinaire, et chacun à sa place. Des femmes, des jeunes ( beaucoup d'enfants aussi dans des cours dédiés ), des vieux, des petits des grands etc etc.. C'est très intéressant de pouvoir travailler avec des personnes différentes.
Tout ça pour dire que les portes des dojos sont ouvertes et qu'on vous accueillera à bras ouvert :-)
Si vous avez des questions hésitez pas
( voir aussi
http://www.oshukai.fr et
http://www.oshukai.com et bientôt oshukai aulnay!!!... )